Un prof vide son cartable

Chroniques déconnantes à base de prof.

30 avril 2007

J'ai décidé de rompre l'anonymat

Je sais, je prends un risque.

Mais après tout, qu'ai-je donc fait de mal ?
Et est-ce bien normal de vivre caché ainsi ?
Oui je sais, les élèves, les collègues, la hiérarchie, et bien tant pis, j'assume.

Comme ça, si un jour vous me croisez, n'hésitez pas à venir me dire bonjour.
Ça me fera plaisir.

Donc me voici, tel qu'en moi-même.

Charly2

PS : pour le carré blanc, n'insistez pas, on a sa pudeur tout de même.
Et puis quoi encore.

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27 avril 2007

Le Saint Gouin-Gouin (attention : texte gore)

Lors du dernier départ à la retraite, qu'on a fêté en salle des profs, Christophe a amené une bouteille de vin.
Comme ça.
Une bouteille de Saint Gouin-Gouin.
Sympa.
Vous connaissez le Saint Gouin-Gouin ? Non ?
Veinards.

Bon, le Saint Gouin-Gouin, c'est un pinard de par chez nous, mais de l'intérieur des terres quoi.
Ici, la désertification des campagnes, on la doit autant au Saint Gouin-Gouin qu'à l'attrait de la ville.
Un truc qu'a fait bien des malheurs, des veuves éplorées, au début en tout cas, des orphelins par cagettes entières, qu'a souvent été interdit par décret mais la tradition est tenace.
Comme le Saint Gouin-Gouin.
Son secret ? Un mélange détonnant à haute teneur en soufre et un pH redoutable.
Et du raisin bien sûr, mais en quantité raisonnable.

Le Saint Gouin-Gouin faut toujours taster d'abord.
Prévoyez une bonne journée, et autant pour récupérer.
Le petit plus, c'est de taster avec un pote secouriste.

Alors comme des pros avec Cricri, on le fait tourner dans le verre.
Le Saint Gouin-Gouin.
Mais comment vous dire, comme il a un peu la texture d'un yaourt notre Saint Gouin-Gouin, ben en fait, faut le faire tourner avec le doigt.
Et là, un bouquet se dégage.
D'ailleurs, je vous conseille de faire pareil.
Non, j'déconne.
Encore que.

La robe est bien rouge, un rouge qu'on connaissait pas avec Christophe et qu'on a baptisé : le rouge Saint Barthélemy.
Rapport aux dégâts causés par pépère.

Et pis vient le moment de goûter.
D'habitude, un tasteur recrache après avoir goûté mais avec le Saint Gouin-Gouin c'est pas possible.
Parce que s'il a la texture d'un yaourt, il a l'adhérence de la glue.
C'est à ça qu'au pays on reconnaît les addictes : y z'ont les dents rouges.
Remarquez, ça surprend un peu au début, pis on s'y fait.
Et quand je dis que ça se remarque, pas trop en fait, puisque le visage autour est bien rouge aussi.

Dans les restos du coin, on vous dira qu'il accompagne parfaitement les viandes rouges.
J'suis assez d'accord.
Bon, moi, c'que j'en dis, c'est qu'y vaut mieux rien manger avec.
Mais bon, vous faites c'que vous voulez.
Ou éventuellement, boire un peu d'eau.
Prévoyez un pack.

Après un verre de Saint Gouin-Gouin, vous vous sentez comme envahi, transgressé.
Profané quoi.
Comme si quelqu'un avait pris possession de votre cerveau et qu'il vous envoyait des messages.
Bon, simples les messages quand même.
Juste des grands coups, un peu façon tam-tam, et juste derrière le crâne, voyez.
Et pis toujours au même endroit, et bien réguliers.
Donc du coup la nuque se raidit un peu.
Au début en tout cas.
Mais bon, rien d'alarmant.

Après le deuxième verre, comme ça, sans y prêter attention, vous commencez à devenir myope.
Au début, juste un peu, donc pas d'quoi s'inquiéter.
Mais vous sentez bien qu'il y a anguille sous roche, et que vos rétines sont en train de s'faire la malle.

Et pis là, mine de rien, vous sentez que vos bras sont plus lourds.
Rien de bien méchant, là encore, pas d'quoi paniquer.
Mais quand même.
Un peu comme si vous portiez des enclumes quoi.
Mais des petites.

Après le troisième verre, sans en avoir l'air, vous commencez à rire un peu plus fort.
Au début, personne fait attention.
Et pis vous riez pour n'importe quoi.
Un peu genre quand le chef y vous demande comment ça va et qu'vous vous pétez de rire.

Et pis là, comme ça, l'air de rien, tous les mots des phrases que vous voulez dire, et ben y se regroupent dans votre cerveau.
Et pis y font des paris à la con, et y z'arrivent dans votre bouche dans n'importe quel ordre.
À la va-comme-j’te-pousse
Et vous dites n'importe quoi.

Et même des fois, y'a des lettres qu'elles viennent même pas.
Et vous faites de belles gaffes.
Un peu genre vous demandez à François un jeune collègue de maths dans quel coin il habite et que vous oubliez le i de coin.
Par exemple.

Après le quatrième verre, y'a un truc qui vous met la puce à l'oreille, vous commencez à sentir vos genoux.
Parce que ça fait déjà un bon quart d'heure que vous oscillez grave d'avant en arrière et qu'il est temps de remercier vos rotules de faire leur boulot, parce que sinon, y'a bien longtemps que vous auriez mis un genou à terre.
Mais pas du bon coté quoi.

Après le cinquième verre, le doute s'installe, car vous n'avez plus le son ni l'image.
Bon là, sans être alarmiste, y'a d'quoi s'inquiéter.

Enfin, moi, c'que j'en dis.

Bon, si ça vous intéresse, je peux vous en avoir quelques bouteilles.
En général, on achète ça pour offrir.
Bon, je dis bouteille mais je devrais plutôt dire jerrican.
Ouais, c'est les chicaneurs de l'AOC qu'y disent qu'à la place de bouteille, on devrait dire jerrican.

Mais c'est rien qu'des médisants ceux-là.

Posté par Charly Le Prof à 17:26 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 avril 2007

The Voice

Je souhaite vous parler de mon organe.
Mais ne vous réjouissez pas trop vite, car bien que j'ouïsse déjà ces dames devant une telle introduction, il ne s'agit ici que de ma voix.
Car je constate avec effroi chaque jour ses méfaits pendant mes cours.

Notamment cette fâcheuse tendance à plonger dans une profonde léthargie les forces vives de la nation.
Car j'intercepte bien souvent, après quelques minutes d'exposé, quelques bâillements furtifs.
De l'entrebâillement discret à la béance offerte, tous les diamètres me sont proposés, et je vois parfois de bien jolies glottes.
Et de bien belles luettes.
Ma foi.

Aussi pour masquer l'orifice, je suggère un paravent improvisé, un vieux cahier fera l'affaire, ou simplement une main, ou deux, négligemment posées.
Comme ça, l'air de rien.
Mais cela n'est pas toujours suffisant.
Car la grimace seyante qui accompagne l'ouverture trahit le plus souvent l'effraction.
Sans parler des yeux humides rapetissés par la crispation.

Mais je suis vexé.
Je n'apprécie pas particulièrement que mon charisme en prenne un coup.
Et ceci a fortement influencé mon enseignement.
Que je souhaite à dessein animé.

Je me dois donc de faire court.
Et c'est bien dommage car un bon public aurait tendance à me faire bien narrer.
Mais évaporés qu'ils sont par la chaleur de mes ondes, je ne suis pour eux qu'un songe.
Mes élèves travaillent donc sous hypnose.

Et combien de compagnes pâmées, combien de maîtresses alanguies se trouvèrent par mes mots endormies.
Ce qui n'était pas l'objectif, j'en conviens.
Mais évaporées qu'elles sont par les fréquences de mes émissions, je ne suis pour elles qu'un songe.
Mais était-ce sans doute, là encore, les vertus anesthésiantes de mon monotone débit.

Une de mes ex, la deuxième, une veinarde celle-la, car j'étais au top, m'a souvent parlé de ma voix.
Elle me trouvait plutôt bon à l'oral.
Je dois dire qu'elle excellait aussi dans ce domaine.
Elle trouvait ma voix joliment timbrée.
Et il faut bien le dire, je pensais la même chose à son sujet.

Elle m'a d'ailleurs plus d'une fois fait remarquer que je devais m'essayer au chant.
Mais je n'ai jamais pu m'y résoudre, lui affirmant que ce n'était pas dans mes cordes.
Et elle du donc renoncer à me faire chanter.
Et pourtant, Dieu sait qu'elle a souvent essayé.

Mais jugez par vous-mêmes tout le charme de ma gutturalité.

Posté par Charly Le Prof à 18:19 - Commentaires [27] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 avril 2007

Merci voisine

D'abord, mécontent de mon fournisseur d'accès Internet, je lui balance une bafouille de résiliation au vitriol.
Je m'en vais poster la susdite, bien content de moi et avec ce petit air canaille que vous me connaissez et qui me voit remporter un succès fou auprès de la préposée.
Laquelle s'imagine déjà sur une île déserte dansant un tango torride avec votre prof de techno préféré.
Lequel après l'emballement premier et un regard furtif mais tardif reprend son air sérieux et austère car la gisquette s'est levée et même estampillé la poste, je me dois de refuser le colis.
Oui, avec Christophe, on appelle ça une femme-tronc.

C'est donc en ricanant, que je surfe allègrement les jours suivants, bien content d'avoir humilié le grand capital, quand soudain un éclair traverse mon cerveau et mon visage s'assombrit :
Putain ! Faut que je prenne un autre fournisseur d'accès !!!
Pas con.

Donc je contacte mon fils pour avis.
Lorsqu'il est avec moi, ce dernier passe son temps avec son téléphone portable à papoter.
Mais lorsque je l'appelle, il ne répond jamais.
Ou trois jours après.
Et ça ne m'irrite jamais.

Quoique j'ai trouvé un truc pour le contraindre à répondre.
C'est de laisser un message dans lequel je lui dis que je vais être hospitalisé le soir même.
Avec cette astuce toute simple, j'ai réussi à réduire son délai de réaction à un jour.
Comme quoi.
Ou que j'ai 10 000 € à la banque dont je ne sais pas quoi foutre.
Là, une heure après il rappelle.
Mais là, c'est moi qui répond plus, pour le faire un peu chier.

Donc du coup, on a assez peu de relations.

Je décide donc unilatéralement de choisir Free.
Et comme ils sont sympas, ils proposent très gentiment de résilier, à ma place, mon abonnement France-telecom.
Ce qui est fait deux jours après.
Je pensais bêtement que la ligne Free lui succéderait immédiatement.
Ben non.
Comptez quelques jours (combien j'en sais rien)

Donc plus Internet et le petit plus : plus de téléphone.
Autant dire seul au monde.

Mais j'optimise.

Mais c'est comment la vie sans téléphone ? Et sans Internet ?

Ben du coup, plus d'appels de nanas, donc je dispose d'un temps libre considérable sans compter les économies de resto.
- Hé Charly !!!! Les portables ça existe !!
Ouais ben justement, j'en ai pas, donc je suis peinard.
Mais les voisines ça existe aussi.
Et la mienne a une connexion internet.
Héhé.

Elle est bien sympa.
Et mignonne.
Vous pensez bien que ça fait longtemps que je l'ai repéré celle-là.
Héhé.

Mais bon, j'ai un problème avec les voisines.
Ouais, la dernière fois que je suis sorti avec une voisine, elle a déménagé.
Pourquoi ?
Parce qu'elle ne supportait pas de voir monter d'autres nanas.
Ben c'est vrai.

Et je peux me vanter d'avoir fait déménager deux nanas dans le quartier.
Donc pour la voisine actuelle, j'hésite.
Pourquoi ?
Parce que ça me ferait chier qu'elle parte.
Pourquoi ?
Parce que contrairement aux autres, elle sort les poubelles régulièrement.

Ça me rappelle une secrétaire que j'avais quand je bossais dans le privé, avec qui j'ai eu une liaison.
Lorsque cette liaison s'est terminée, elle qui était censée filtrer les appels à mon intention, ne me passait plus aucun appel de nanas.
Jalouse qu'elle était.
Et mes courriers mettaient un temps fou à être saisis.
Toutes les crasses qu'elle pouvait me faire, je les ai eu.
C'était de bonne guerre, et je sais que ça, ça vous réjouit mesdames.

Mais bon, toutes ses vacheries, ça me faisait surtout marrer.
Et ça, elle ne le supportait pas.
J'ai le chic pour excéder les nanas.

Le soir, alors qu'elle avait l'habitude de rester, et pour cause, elle mettait un point d'honneur à respecter l'heure de départ.
Donc mes courriers et mes rapports prenaient du retard, alors dès son départ j'allumais son pc et je les frappais.
C'est comme ça que j'ai appris Word.
Donc je lui dis merci.

Et ben vous me croirez pas, mais elle a démissionné.
Elle ne me supportait plus.
Allez savoir pourquoi.

De là à conclure que j'ai tendance à faire fuir les nanas.

Ah oui, tout ça pour vous dire, je passe chez Free et ça va prendre un peu de temps.
Donc j'écris de chez la voisine.

Et je suis sage comme une image ;-)

Posté par Charly Le Prof à 18:49 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 avril 2007

Et si on se mélangeait ?

C'est en effet une des missions du collège : la mixité, le brassage social.
C'est vrai que chez nous ça brasse pas mal.
Le principe est simple : on mélange tout le monde.
Pourquoi ?
Pour vous emmerder.
Non j'déconne.

Tout simplement parce que lorsqu'on mélange les gens, on réduit les préjugés et la propagation du racisme qui se transmet très bien dans les familles.
C'est un principe humaniste.

Bon, c'est aussi le mélange des riches avec des pas bien riches voire des franchement pauvres.
Bon là, ça fonctionne moyen.
Mais l'idée de départ est sympa :
les riches comprennent que ça vaut pas le coup d'être riche si y'a pas de pauvres pour être jaloux.
Donc leur vie prend tout son sens.
Et les pauvres comprennent que c'est mal parti pour eux, mais du coup ils ont une ambition démesurée et bossent comme des malades.
Non j'déconne.

Bon, mélanger les riches et pauvres c'est pas évident.
Allez savoir pourquoi mais les riches auraient tendance à rester entre eux.
Comme de vilains petits égoïstes.
En même temps, vous m'direz, à quoi çà sert d'être riche si c'est pour se mélanger avec des pauvres ?
À rien, on est bien d'accord.
C'est d'ailleurs pour ça que les pauvres veulent tous être riches, c'est pour plus s'faire chier avec des pauvres.

Mais les pauvres ont aussi cette tendance à rester entre eux.
Mais eux c'est parce qu'ils ont le sens de la communauté.
Ou pas trop le choix.

Bon, mélanger un noir pauvre et un blanc pauvre ça marche pas mal.
Un blanc riche et un noir riche c'est déjà plus dur.
Mais un blanc riche et un noir pauvre c'est pas possible.
Mais vous allez me dire :
- Et un noir riche et un blanc pauvre ?
Et je vous réponds :
- Vous avez déjà vu un noir riche vous ?
Non j'déconne.

Bon, sinon y'a le privé.
Ça mixe aussi dans le privé, mais y z'ont un mixeur qui marche pas bien.
Donc ça mélange pas trop et du coup, les blancs remontent.
Mais le résultat est beaucoup plus riche.
Vous énervez pas, j'déconne.

Voilà, en fait, tout ça pour dire que le collège, c'est comme qui dirait, la touillette de la République.

En fait.

Posté par Charly Le Prof à 19:20 - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 avril 2007

Un prof peut-il être égocentrique ?

Lors d'une séance informatique, certains élèves m'ont montré leur blog.
Des trucs plutôt sympas, plein de photos des copains, des copines, d'images de stars et de commentaires rigolos.
Je leur ai dit que c'était chouette leur truc et ils m'ont dit :
— M'sieur, pourquoi vous faites pas un blog vous ?
— Pourquoi ? Parce que j'ai pas qu'ça à faire, vous croyez quoi vous. Et c'est un truc de votre âge. Y'a pas que les blogs dans la vie les jeunes ! Vous laissez pas trop capter par ces trucs ! La vraie vie, c'est dehors !!

Mais quel faux-cul !
Moi qui me prostitue jour après jour devant vous, foulant au pied les principes les plus élémentaires de la décence.
Qui s'exhibe tel le chippendale de base, le string sur l'épaule, secouant son bas ventre de saccades lascives.
J'en pleure tiens.

Mais puis-je dire à mes élèves que la nuit, je suis danseuse au Crazy Horse ?

Parce que je me suis bien gardé de le dire à qui que ce soit et surtout pas aux élèves ni aux collègues hormis Christophe.
Qui m'appelle Charly de temps en temps et qu'on rigole comme des baleines et que lui veut en faire un sur sa passion : les frites.

Ma crainte, ma hantise, c'est de me pointer un jour au collège et d'être interpellé par le principal :
— Alors, c'est vous le fameux Charly ?
— Fameux ? Vous trouvez ?
— Faites pas l'mariole, le devoir de réserve ça vous parle ?
— J'y veille monsieur, pas de politique, respect strict de la hiérarchie, des collègues, de l'institution, pas de pornographie, un anonymat très fonction publique, je suis limite corbeau par moment, un vrai faul-cul quoi.
— C'est bien, vous avez parfaitement compris le sens de votre mission.
— Si on retire tout ça y m'reste quoi ? Le mauvais goût ? Mais ça j'ai le droit ? Non ?
— Vous avez parfaitement le droit. Mais vous avez dit respect des collègues ? Et les mamies ? C'est des accessoires de vélo ?
— Vous savez en fait c'est beaucoup de tendresse, d'affection...
— D'affection ? Le savon de Marseille sur la moustache ? La bière dans l'frigo ? Et ma secrétaire, la fameuse Tati, vous l'avez traînée dans la boue !

Putain, gaulé.

— Vous savez ce qu'il vous reste à faire ?
— Bien monsieur le principal, ce sera fait.
— Je compte sur vous pour supprimer ce blog dans les plus brefs délais, qu'on ne me reparle plus de cette affaire.

Et ce que je craignais est arrivé, cher lecteur.
Le principal m'a demandé de passer à son bureau pour une affaire urgente.
J'ai balisé toute la matinée, tendu, nerveux, comme une pucelle qu'attend son bus (là j'ai un doute), à la limite du vertige.

— Bon, j'vous ai demandé de venir car un de vos élèves, Brisouille, a eu un accident de voiture, rien de bien grave je vous rassure, mais j'ai pas plus de détails et...
— C'est tout ?
— Ben oui c'est tout, pourquoi ?
— Non non rien.

Oufffff !! J'préfère ça !
Ça m'a bien soulagé, mais la pétoche que j'ai eu, putain !
Donc on continue, YOUPEEEEEEEEEEEE !!!!!!!

Posté par Charly Le Prof à 20:27 - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 avril 2007

Que voulais-je faire grand quand j'étais petit ?

Ben moi je voulais être Zorro.

Et d'ailleurs papa et maman m'ont encouragé dans ma vocation.
Puisqu'ils m'ont acheté une panoplie.

Elle était juste un peu trop grande.
Le masque couvrait mon front et mon nez et les yeux étaient pas bien en face.
Alors pendant les combats acharnés que je menais, je devais tout le temps le régler.
Mais malgré ça, je perdais jamais.

L'épée, elle traînait un peu parterre.
Et des fois, elle se mélangeait à mes jambes et je mordais la poussière.
Du salon.

Quand je menaçais les grands, ils avaient bien peur.
Mais moi quand j'ai peur, ça me fait pas rire.
Ben eux si.

Pis j'ai sauvé plein des gens.
Avec mon Bernardo.
Et mon Bernardo à moi, y parlait.
Mais rien qu'à moi.

Je sauvais surtout les filles.
Parce que c'est gentil les filles.

Pis je m'ai fait d'Artagnan.
Et je suis tombé amoureux de Constance de Bonacieu.
Et je peux vous dire, c'est pas facile d'aimer la fille d'un livre.
Alors pour oublier, j'ai passé deux ans de vacances avec Briant et Doniphan.

La suite ?
Ben j'ai cherché Constance.
Et je passe mes journées avec Briant et Doniphan.

PS : Boudlard, ça te va ça ?

Posté par Charly Le Prof à 22:16 - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 avril 2007

Une page culturelle

Mettons à profit ces vacances (les miennes en tout cas) pour élargir notre horizon musical avec un hommage appuyé, mais pas trop fort, au groupe Au Bonheur Des Dames.
Laissez-vous basculer par cette œuvre remarquable, ce swing étonnant, et ne soyez pas choqués par les quelques allusions à caractère sexuel car elles sont d'une élégance telle que peut-on encore parler de sexualité ?

Pauvre Laura (une simple histoire d'amour)

Bébert le dromadaire

Ego dames (une critique acerbe du show-business)

Oh ! Les filles ! (y'en a une qui me rend marteau ces temps !!)

Ma mobylette

Sexy Folie

Coucou maman

Zanzibar

PS : merci à profenzep pour l'aide à l'installation des players.

 

Posté par Charly Le Prof à 09:41 - Commentaires [27] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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